La Grande Guerre a fait l’objet de nombreux écrits, de nombreux témoignages. Toutes les formes littéraires ont été utilisées : articles de presse, livres en tous genres, poésies, romans, nouvelles, essais, notes, carnets, correspondances, journaux. Toutes les thématiques ont été abordées soit de façon directe soit de façon détournée, consciemment ou inconsciemment. Les jugements et les appréciations sont bien évidemment de différente valeur et ne peuvent être utilisés par les historiens sans avoir été au préalable confrontés aux sources primaires historiques. L’analyse proposée ici, qui porte sur la dimension disciplinaire, c’est-à-dire la perception du chef militaire, l’adaptation à un nouveau système hiérarchique, l’acceptation des ordres donnés et des ordres reçus et la mise en place de stratégies particulières, s’appuie sur des témoignages ciblés. Il est impossible de passer en revue l’ensemble des œuvres écrites pendant ou après le conflit. Seuls les témoignages retiendront notre attention et en particulier ceux de Marc Bloch dans « Écrits de guerre », 1914-1918 édité en 1997 et « L’étrange défaite » écrit en 1940 (récit où l’historien parle de sa perception des évènements de 1940, mais revient, de façon indirecte, sur ses expériences de commandement vécus durant la Grande Guerre). Les deux autres œuvres utilisées sont celles d’Emile-Auguste Chartier dit Alain sur sa guerre de 1914-1918 à savoir : « Souvenirs de guerre » écrit en 1937 et « Mars ou la guerre jugée » écrit en 1921.

Camille Brun et Christian BRUN

Télécharger la version complète de l’article :

Perception du commandement

Advertisements