Le texte présenté ci-dessous est tiré de l’ouvrage Au Combat – Réflexions sur les hommes à la guerre, de Jesse Glenn Gray. Cet ouvrage est préfacé par Hannah Arendt qui estimait qu’il était un grand livre parce qu’il ne s’agissait pas d’un simple livre de témoignage, mais d’une tentative de penser la guerre, de penser en temps de guerre, malgré la pression des évènements, malgré la mort qui rôde, malgré la peur. Bien évidemment l’ouvrage en général et ce passage en particulier sont à replacer dans leur contexte. Les idées avancées sont celles d’un soldat américain qui a participé au Second Conflit mondial et qui considère cette guerre comme un rite d’initiation. En outre, la figure de l’ennemi a changé et la guerre du XXIe siècle ne peut être comparée d’un point de vue psychologique et comportemental à la Seconde Guerre mondiale. Mais les grandes idées sont là, puissantes et extrêmement gênantes. Les grandes questions éthiques sont présentes et restent fondamentalement les mêmes : Qui est l’ennemi ? Comment est-il perçu ? Quel est le comportement à adopter lorsque celui-ci n’est plus un combattant mais un prisonnier ? Peut-il être considéré comme un frère d’armes ? Autant de questions que tout militaire doit se poser en prévision d’une projection dans un environnement difficile, voire très dégradé.

Christian BRUN

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Frères d’armes

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