La neuro-amélioration : les drogues de combat

L’« homme augmenté » est une question de poids dans les armées. Ici, il s’agit de s’attarder sur les problématiques en lien avec le post-humanisme mentionné dans le précédent article. En d’autres termes, on étudiera la neuro-amélioration à travers les drogues, les stimulants et les nanotechnologies.

L’« homme augmenté » ne vise plus la simple réparation de déficiences psychiques par la science mais à améliorer les performances cognitives de personnes non malades. Au-delà de l’amélioration de ses capacités, le « soldat augmenté » poursuit l’objectif d’un être humain objectif. Paradoxalement, si la sensorialité est développée voire ultradéveloppée, la sensibilité doit être neutralisée. C’est dans ce sens-là que vont les recherches scientifiques sur les drogues. Parmi les drogues dites de combat, on peut citer la pervitine, la benzédrine, la scopalamine, le captagon, la métaphylphénidate. Initialement thérapeutiques, leur usage a été détourné à des fins militaires. Tantôt elles augmentent les capacités du militaire, tantôt elles annihilent tout libre arbitre et conscience.

Quels sont les enjeux éthiques et juridiques des drogues de combat ?

Répondre à cette problématique suppose de proposer au préalable un panorama non exhaustif des drogues existantes et de leurs effets (I). Les drogues de combat ont des enjeux pratiques pour les militaires : par exemple, être plus opérationnel, renforcer la cohésion, gérer l’après-bataille (II). Cela permet d’analyser la modification du rapport à soi et aux autres (III) ainsi que les risques sur le terrain (IV). Les drogues sont de plus en plus au centre des préoccupations juridiques (V).

Liu-Ly JÉGOUZO

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Soldat augmenté – 2. Neuro-amélioration par les drogues